Francisco Largo Caballero et l'Union Generale des Travaillers (UGT) |
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Francisco Largo CABALLERO et l'Union Générale des Travailleurs. ( UGT )
La presse étrangère a relaté dernièrement quelques événements survenus dans l'UGT d 'Espagne, sans cependant conner des détails susceptibles de fournir aux militants syndicaux et socialistes les éclaircissements nécessaires sur la situation. Notre veneré ami Caballero, soucieux de donner aux travailleurs espagnols les explications qu'ils sont en droit d'éxiger, a inauguré le 17 crt une série de conférences dans lesquelles il expliquera la situation et l'attitude de l'UGT et de ses militants. Le discours du 17 crt prononce a Madrid dans une salle de théâtre et diffusé simultanément dans 3 autres salles contient des passages qui sont du plus grand intérêt et qui méritent d'être connus par les camarades de l'Internationale, a in qu'ils sachent ce qui s'est passé dans les milieux ouvriers espagnols. Prenant pour base de ce qui suit, le discours sténographique du distingué militant espagnol, je me permets de vous soumettre les principales déclarations faites a Madrid. Quoique les faits et dessous politiques soient peut-être moins importants que ceux concernant l'UGT proprement dit , il est cependant impossible de les en séparar, puisque ne sont précisément des motifs politiques qui ont cause la scission syndicale, et sans crainte d'être contredit, en peut prétendre que toute la responsabilité incombe aux communistes qui aspirent non seulement a la "colonisation" des deux puissantes centrales syndicale et politique de l'Espagne mais qui, dans chaque pays font la même triste besogne. Les explication de Caballero sont à ce sujet d'une clarté absolue.
Lily KRIER-BECKER, LUXEMB0URG
Le crise gouvernementale espagnole a été préparée de longue main par les communistes. La campagne contre Caballero commença au moment où celui-ci, réagissant vigoureusement contre certaines exigences, se refusa d'accepter des ordres dictés par des personnes non-espagnoles et visant les intérêts et les questions d'ordre intérieur de l'Espagne. Les promesses les plus alléchantes furent faites Caballero, qui, en les acceptant pourrait être aujourd'hui l'homme le plus puissant d'Espagne, le chef du Parti Socialiste Unifié, mais toujours sous condition de faire la politique que certaines personnes exigeaient de lui. Caballero n'étant pas fait pour trahir la cause à laquelle il a consacre 47 ans de sa vie, résista aux promesses comme il résista aux scènes violentes qui lui furent faites dans son cabinet de président du Conseil. Cette attitude provoqua la campagne contre là personne de Caballero, mais voyant qu'elle restait sans résultat puisque la plupart des travailleurs ne pouvait comprendre cette façon d'agir envers un homme de mérite, les attaques se dirigèrent contre la Commission Executive de l'UGT.
On prétend que Caballero provoquait la rupture entre le Parti Socialiste et l'UGT. cela est faux, jamais il ne provoqua ni ne provoquera une rupture ou une divergence ni dans le Parti, ni dans l'UGT.
Le crise gouvernementale fut provoquée par le Parti communiste qui préconisait un changement de la politique de guerre et de la politique d'ordre publique. Mais pour ce qui est de la Guerre, le P.C. avait, comme les autres, ses représentants dans le Conseil Supérieur de la Guerre en ce qui concerne l'ordre publique en Catalogne (c'était elle qu'on visait) le Gouvernement central n'a aucune juridiction. Mais cela ne fut qu'un prétexte. On exigéa de Caballero la dissolution d'une organisation politique dissidente du P.C. (le POUM - n.d.l.tr.) Caballero ayant souffert de la persécution reactionaire des organisations ouvrières auxquelles il appartient, ne voulait dissoudre aucune organisation politique ou syndicale, ne voulant, comme chef du Gouvernement, servir les intérêt d'aucune fraction politique. S'il était possible de prouver des faits criminels ou des délits commis par certaines personnés ou organisations, il incombait aux tribunaux d'e juger,et non ou présidant du Conseil.
Sous ces entrefaits se produisit la crise de mai, dont le dénouement est connu. Cependant, Caballero aurait pu conserver la présidence s'il aurait accepté la condition des communistes qui était celle de renoncer au portefeuille de la Guerre. Afin d'éviter ou plutôt d'enrayer la politisation de l'armée, Caballero avait annulé le nommination ce tous les commissaires de guerre, se réservan la faculté de nommer à nouveau les hommes qu'il croyait capables et dignes de confiance pour remplir cette
Object Description
| Rating | |
| Archive collection | Archives of the Trades Union Congress |
| Archive folder | Spanish Rebellion - Documents 1937 (2) |
| Document reference | 292/946/16b/39 |
| Document title | Francisco Largo Caballero et l'Union Generale des Travaillers (UGT) |
| Author | Krier-Becker, Lily |
| Language | French |
| Image number | 016b-0035-001 |